11 conseils pratiques pour se reconstruire après une relation toxique

11 conseils pratiques pour se reconstruire après une relation toxique

Mon amie, ma sœur, j’ai partagé mon expérience de la violence et de la manipulation dans mon livre pour te prouver qu’il est possible de sortir des griffes des personnes narcissiques et dangereuses.  Pas à pas nous pouvons retrouver notre liberté. Voici 11 conseils pratiques pour reconstruire notre vie après un traumatisme.

  1. Organisons notre vie

Pour retrouver nos esprits, la première chose est d’organiser notre vie. Classons tous nos documents administratifs et mettons nous à jour des démarches à réaliser. Que chaque courrier reçu soit ouvert et classé, par exemple. Utilisons un agenda. Listons les choses à faire et en cas de sentiment d’avoir trop à faire, commençons par la première chose. Chaque pas, si petit soit-il, compte et nous permet de nous retrouver maîtres de notre vie. Devons-nous aller à un rendez-vous et cela nous submerge ? Commençons par étudier l’itinéraire et le temps nécessaire pour s’y rendre. La prochaine étape sera d’y aller. Puis il conviendra de se féliciter soi-même.

Lorsque l’on a été dépendante d’une personne pendant de longues années, il est difficile, au début, d’avoir confiance en soi. Après avoir été rabaissée et humiliée pendant toutes ces années, nous devons réapprendre à vivre. Comptons sur nous-mêmes bien sûr mais aussi sur les belles personnes qui seront ravies de nous aider. Mes amies, mes sœurs, je le répète souvent à mes enfants : permettre à quelqu’un de nous aider signifie permettre à cette personne de réaliser une bonne action, à travers nous. Tout le monde y gagne.

2. Prenons soin de nous

Redécouvrir qui nous sommes implique de se recentrer sur soi. Cela est particulièrement difficile lorsque, pendant de longues années, nous avons vécu notre vie entièrement tournée vers les besoins d’une personne narcissique. Il est possible d’avoir l’impression de ne même plus savoir ce que l’on aime vraiment. Or l’intégrité sera le résultat direct du réalignement de notre personne. Vivons enfin pour nous-mêmes. Cela est tout nouveau et requiert donc de la patience. Mon meilleur conseil est de commencer par prendre soin de notre corps, ce corps que nous avons oublié et nié pendant toutes ces années. Ce corps que nous avons abîmé pour faire plaisir à une personne narcissique. Massage, yoga et méditation sont les piliers qui nous permettrons de faire la connaissance d’une personne encore plus extraordinaire que nous le pensions : nous-mêmes.

3. Réalisons un bilan de santé élémentaire

Entièrement dévouées à la réalisation des souhaits d’un autre pendant si longtemps, nous avons sûrement oublié les fondations essentielles d’une bonne santé. Après ma fuite, j’ai petit à petit repris conscience de ces fondations. Allons chez le gynécologue et le dentiste. Parfois, nous sommes restées des années sans pouvoir y aller, tellement chaque minute de notre vie était dévouée aux attentes du narcissique.

La première fois que je suis allée chez la gynécologue après ma libération, cette dernière fût terrifiée de me voir. Elle s’est exclamée « Claire, même vos orteils sont repliés et contractés ! Que vous est-il arrivé ? » Puis, chez le dentiste, j’ai appris que je ne pourrais plus jamais manger de fruits tellement l’émail de mes dents était abîmé par des années de bruxisme.

4. Envisageons notre santé d’un point de vue holistique

Notre corps forme un tout. Apprenons à l’envisager comme faisant de son mieux. Utilisons notre intelligence pour le réparer en ciblant les raisons de son mal-être, à un niveau plus subtil. Ainsi, si je grinçais des dents nuit et jour, cela était dû à l’impossibilité d’exprimer ma colère et à un niveau de stress très élevé. Si j’avais des fibromes dans l’utérus, cela était une conséquence logique du viol. Tous ces symptômes peuvent être traités de façon traditionnelle. En outre, nous pouvons aider cette guérison en envisageant la façon dont, subtilement, nous pouvons nous réaligner avec une version en bonne santé de nous-mêmes. Par exemple, un ostéopathe peut accélérer ce réalignement de nous-mêmes. Ainsi, mon ostéopathe m’a aidée à repositionner ma mâchoire de façon subtile et efficace.

Prendre soin de moi fût le secret qui m’a permis, après des années de recherche sur l’influence de l’esprit sur le corps et de réflexion sur ma façon d’envisager la vie, de pouvoir profiter de tous les fruits que la nature a créés et de retrouver un cycle normal et sans fibromes dans le ventre.

5. Un sommeil d’ange

Dormir constitue un besoin primordial de l’être humain mais cela est incompatible avec l’emprise du narcissique. Il vous a fallu pendant des années vous priver de sommeil, soit pour répondre à ses demandes, soit parce qu’il vous empêchait délibérément de dormir afin de vous plonger dans un état de torpeur et d’hébétude, peu propice à votre fuite.

Une fois la liberté de mes mouvements et de mon agenda retrouvée, j’ai pu enfin dormir. Pourtant, il m’a fallu des années pour réapprendre ce besoin, pourtant si basique. Longtemps je n’arrivais pas à m’endormir tellement j’étais tétanisée de peur. Puis j’ai fait des insomnies quotidiennes en me réveillant vers 3 heures du matin. Dormir normalement est nouveau pour moi. Mon amie, ma sœur, dormir est essentiel au fonctionnement de notre cerveau.

6. Laissons l’opinion des autres de côté

Mon amie, ma sœur, je sais à quel point nous sommes championnes pour nous conformer à la volonté des autres. Désormais, nous devons apprendre à laisser les opinions des autres où elles sont. En effet, ce que pense une personne est le résultat de son histoire personnelle et de sa façon d’envisager le monde. En réalité, cela n’a presque rien à voir avec nous.

Ce qui disent et font les autres sont une réflexion d’eux-mêmes. Concentrons nous sur notre reconstruction.

7. Adoptons une nourriture magique

J’avais sous-estimé le pouvoir de l’alimentation saine. Aujourd’hui j’ai d’autant plus envie de te livrer ce secret, mon amie, ma sœur. Notre esprit fonctionnera d’autant mieux si nous remplissons notre corps d’une alimentation vivante, pure et pleine de vitamines. Avoir un esprit clair, vif et rapide permet de reconstruire sa vie plus facilement et rapidement.

8. Laissons de côté ce qui nous abîme

Prendre soin de nous signifie également avoir le courage d’abandonner ce qui nous fait du mal : alcool, drogue, sites ou magazines de gossip et médisance, personnes dramatiques, cigarettes… En outre, ce n’est pas parce qu’une personne appartient à notre famille que tout lui est permis, y compris nous tirer vers le bas. J’ai compris que je devais effectuer un choix : celui de me distancer de certains membres de ma famille afin de me protéger. Se protéger est une façon d’affirmer sa valeur. Alors seulement, nous pourrons prendre soin des belles âmes qui dépendent de nous, par exemple de ses enfants et ce, d’une meilleure façon.

9. Le travail comme une étape pour se libérer

Je me suis vouée corps et âme à la reprise de mes études. Pendant quatre ans, mon esprit a été concentré sur un seul but : obtenir mon diplôme d’avocat. Nous immerger dans notre travail et le faire du mieux possible est un moyen de ne pas nous apitoyer sur notre sort. En travaillant, nous sommes dans l’action et nous gravissons les marches qui nous mènent vers la liberté. En travaillant, nous reprenons confiance en nous-mêmes et devenons autonomes financièrement.

10. Appuyons-nous sur les gens qui nous font du bien

Mon amie, ma sœur, la douleur de se trouver face à des personnes qui nient ce qui nous est arrivé est particulièrement douloureux. Une des motivations pour écrire mon livre a été de pouvoir dire aux femmes victimes de violence : « Je suis là. Je comprends. Je sais à quel point c’est difficile de partir puis de parler de ce qui est arrivé. Je sais que cela est donc encore plus douloureux si nous sommes accusées de mensonge ensuite. »

Ma mission est d’aider les femmes. A travers mes vidéos et les mots de mon livre, je veux offrir un appui aux femmes qui se sentent seules et incomprises. Je veux leur donner de l’espoir, lorsqu’autour d’elles on leur dit : « Il faut que tu restes. Tu as des enfants. Tu ne peux pas partir ce serait mauvais pour eux. »

Mon amie, ma sœur, ce qui est mauvais pour un enfant est de voir sa maman mourir doucement mais sûrement. Une maman heureuse et en sécurité s’occupe beaucoup mieux de ses enfants.

11. La gratitude quotidienne

Chaque soir avec les enfants, lorsque la trépidation de la journée s’est en allée, nous passons un petit moment à dire « nos trois belles choses ». Chacun à son tour, nous établissons la liste des trois belles choses que nous avons aimées dans la journée écoulée. Mon moment préféré est lorsque l’un de mes enfants me demande : « Maman, on a le droit d’en dire plus que trois ?« .

 

 

 

 

 

 

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