Revue du #livre La nuit de feu d’Eric-Emmanuel Schmitt

Revue du #livre La nuit de feu d'Eric-Emmanuel Schmitt

Aujourd’hui on change un peu du développement personnel car comme dirait Franck Lopvet on est assez développées maintenant mon amie ma soeur !

La nuit de feu est un livre assez court, sur Dieu, l’amitié, les choix de vie et ce qui unit les êtres humains au-delà des barrières apparentes comme la langue.

Il est exceptionnellement bien écrit, dans un français dense et riche.

Voici mes 10 raisons de lire le livre La nuit de feu mon amie ma soeur.

1. Est-on sur notre chemin propre ou celui tracé par nos parents ou notre culture ?

L’auteur de La nuit de feu confie : « Pourtant , quoique aimant ma discipline , je me défiais du chemin que les gens discernaient devant moi … Était-ce le mien ou la suite logique de mes études ? S’agissait-il de ma vie ou de celle d’un autre ? »

J’ai rencontré tellement de personnes qui avaient choisi un métier pour faire plaisir à leurs parents. Il est possible de respecter ses parents tout en choisissant sa propre voie. Nos parents ne désirent-ils pas notre bonheur finalement ?

2. Quand les études nous déforment

Eric-Emmanuel Schmitt a fait de longues études de philosophie, mais il écrit : « Or mes études, en me formant, m’avaient aussi déformé. J’avais appris. Beaucoup appris. Rien qu’appris. On avait fortifié ma mémoire, mes connaissances, ma capacité d’analyse et de synthèse ; avaient été laissées en friche la fantaisie, la verve, l’imagination, l’invention spontanée. »

Je ne suis pas contre les études, mais elles ne signifient pas pour autant qu’une personne est mieux ou plus heureuse que les autres. Parfois trop d’intellect empêche de se connecter à son cœur.

3. Avoir un autre regard sur le quotidien de la vie

« Sur terre, ce ne sont pas les occasions de s’émerveiller qui manquent, mais les émerveillés. » écrit l’auteur de La nuit de feu. Et si nous redécouvrions la magie du quotidien ? Et si changer de regard sur notre vie présente la rendait différente ?

4. Le sens de chaque évènement

Sur le moment, les traumatismes nous blessent et nous semblent tellement injustes. C’est bien normal. C’est humain. On ne mérite pas la violence ou la maladie.

Or dans le livre La nuit de feu, l’auteur a cette phrase : « « Tout a un sens. Tout est justifié. » Désormais, quand je ne saisirai pas quelque chose, je ferai crédit. La raison que je n’apercevrai pas, elle manquera à mon esprit, pas à la réalité. Seule ma conscience bornée touche ses limites, pas l’univers . »

J’essaie d’appliquer autant que possible cette démarche d’humilité par rapport aux évènements de la vie.

5. Des voyages qui ouvrent notre esprit

Mon premier grand voyage était au Cap Vert après des années sans jamais prendre de vacances. J’avais loué un appartement avec les enfants pendant la période de Noël. Quelle bouffée d’air ! A chaque voyage, j’en ressors grandie.

De la même façon, Eric-Emmanuel Schmitt partage une vision du voyage comme occasion d’évolution personnelle, de lâcher prise et encore une fois d’humilité : « Ma conception du voyage avait changé : la destination importe moins que l’abandon. Partir, ce n’est pas chercher, c’est tout quitter, proches, voisins, habitudes, désirs, opinions, soi-même. Partir n’a d’autre but que de se livrer à l’inconnu, à l’imprévu, à l’infinité des possibles, voire même à l’impossible. Partir consiste à perdre ses repères, la maîtrise, l’illusion de savoir et à creuser en soi une disposition hospitalière qui permet à l’exceptionnel de surgir. »

6. Le bonheur de s’être connus

J’ai beaucoup parlé de mon récent chagrin d’amour. Il me semble loin maintenant. Je sens que je me détache de cette histoire. Je souhaite garder dans mon cœur l’image de cet homme avec le bonheur qu’il m’a apporté.

Dans La nuit de feu, le guide et le touriste se lient d’une amitié très forte, qui dépasse la barrière du language. Au moment de se quitter, l’auteur décrit un autre regard possible sur la séparation : « Dans cet adieu, malgré l’émotion qui mouillait nos yeux, la joie l’emportait sur le chagrin : à la douleur de nous quitter, nous substituions le bonheur de nous être connus. »

7. Se rappeler de ce qui compte vraiment

Dans la grand tourbillon qu’est notre vie parfois mon amie ma sœur, j’apprécie la citation suivante du livre : « il me donna son ultime conseil de Saharien : – N’oublie pas l’inoubliable. »

8. Garder un esprit curieux et ouvert

En écrivant cette revue, je me rends compte que le thème de l’humilité semble tisser un fil d’Ariane dans tout le livre.

Lorsqu’Eric-Emmanuel Schmitt écrit que « Les certitudes ne créent que des cadavres.« , je pense au rejet de tout dogme et de toute rigidité, que ce soit dans le domaine de l’alimentation ou du style de vie.

9. Témoigner pour apporter sa pierre à l’édifice

Récemment dans un direct, j’ai lu le témoignage d’une femme membre de notre belle communauté sur le choix de ne pas avoir d’enfants. J’ai trouvé cela tellement courageux de sa part de confier la façon dont le regard des autres était pesant au quotidien.

Ainsi, la force du témoignage est mise en lumière dans le livre : « Seuls les arguments rationnels ont le pouvoir d’emporter l’adhésion, pas les expériences. Je n’ai fait qu’éprouver, je ne prouverai donc pas, je me contente de témoigner. »

10. Avancer vers le véritable soi

Le narrateur de La nuit de feu a ce leitmotiv tout au long de sa quête vers lui-même : « Quelque part mon vrai visage m’attend« . Même si la vie n’est pas un chemin direct vers l’essence de notre être, peut-être qu’il nous appartient de continuer à avancer, malgré les détours, vers notre nature profonde, notre vrai moi.

Bonne lecture mon amie ma sœur !

 

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