Nos #enfants sont-ils des chevaux de course ? #éducation

Nos #enfants sont-ils des chevaux de course ? #éducation

J’ai été marquée par une phrase de Sadhguru dans son interview fascinante par Tom Bilyeu (en anglais) : « Les enfants ne sont pas des chevaux de course« .

Vouloir à tout prix que son enfant soit médecin ou avocat ne garantit pas son bonheur, bien au contraire parfois.

Mes enfants ne m’appartiennent pas. De quel droit pourrais-je me permettre de dicter ou même d’orienter selon mes goûts et ma perspective subjective leur choix de vie ou de carrière ?

Publicités

Pourquoi mon fils se levait à 4h30 ? #connexion

Pourquoi mon fils se levait à 4h30 ? #connexion

Mon fils de sept ans se réveillait en même temps que moi à 4h30 du matin pour s’étendre sur le canapé ou lire en présence de sa maman qui travaille beaucoup.

J’ai choisi de ne pas juger mais de chercher à comprendre.

Une amie très sage m’a expliqué que c’était sûrement sa façon de se connecter à moi.

Aujourd’hui, cette habitude lui a passé, naturellement.

 

Revue du #livre L’adolescence autrement #adolescents

Revue du #livre L'adolescence autrement #adolescents

1. « Une provocation au bonheur »

Je pensais lire un livre sur les enfants et j’y ai trouvé des réponses sur ma vie à moi. Catherine Dumonteil-Kremer commence son livre par cette phrase « je vous propose un grand voyage, qui va vous conduire à l’autonomie, celle de nos enfants mais aussi la nôtre« .

Voici le secret de ce livre. Non seulement il nous aide dans nos relations avec nos ados, mais de surcroît il constitue un beau livre pour grandir soi-même en conscience, dans notre propre vie.

L’auteure de L’adolescence autrement écrit : « vivre avec un adolescent, c’est presque une provocation au bonheur. Il semble nous dire en permanence : « Hé ! Qu’attends – tu pour vivre ta vie ? Pour déployer tes ailes ? »« .

2. Ne plus avoir peur de la rébellion

Catherine Dumonteil-Kremer caractérise l’adolescence comme une période de « rébellion contre l’autorité« . Or le but est de ne plus avoir peur de cet aspect de nos ados.

Je me dis également que se rebeller est une façon pour nos ados de se différencier de nous. Je sais que ma fille a besoin de démontrer qu’elle est différente de moi.

3. Du soin reçu au soin autonome

« Votre jeune accomplit une tâche très importante : il va passer d’une personne dont on prend soin à un individu qui prend soin de lui-même« .

Dès la naissance de mes enfants, je me suis promise de ne pas être une maman fusionnelle qui étouffe sa progéniture.

Paradoxalement pour la pensée majoritaire de la société, j’ai donc allaité pendant plusieurs années et utilisé les techniques de portage et de cododo. Mon objectif était d’élever des enfants confiants, indépendants et autonomes.

Selon mon humble opinion et mon expérience, les enfants confiants deviennent autonomes plus rapidement. Mes enfants sont grands aujourd’hui et je reçois souvent des compliments sur leur autonomie. En outre, ils n’ont jamais eu d’angoisse de séparation ni de peur de noir ou autre.

4. Personne n’est le parent parfait

J’ai lu des dizaines de livres sur l’éducation des enfants pendant que j’étais enceinte et j’ai fait des efforts extraordinaires pour pratiquer le maternage proximal. Ma fille est née à domicile dans une piscine de naissance.

Pourtant je sais que mes enfants souffrent car je vis seule avec eux depuis toujours et ils sont conscients de la charge que je porte sur les épaules.

Ce n’est pas du tout la vie que j’imaginais, ni pour moi ni pour eux.

Alors au lieu de m’enforcer dans la culpabilité, j’apprécie les mots de Catherine Dumonteil-Kremer : « La culpabilité que nous pouvons ressentir en pensant à ce que nous avons fait vivre à nos enfants est un signe de prise de conscience, elle ne devrait pas nous paralyser, ou nous permettre de nous sentir victime. Il n’est jamais trop tard pour comprendre, réparer, aimer, donner du temps et de l’attention à votre enfant, faire connaissance de qui il est vraiment et le soutenir dans ses choix. »

5. La superhéroïne qui sommeille en chacune de nous

Le livre L’adolescence autrement est positif et motivant. Ainsi, « Votre enfant va révéler chez vous des ressources dont vous ne soupçonniez pas l’existence« .

Je le répète à mes enfants qui ont l’impression d’être des poids dans ma vie : « sans vous, je n’aurai pas obtenu le diplôme d’avocat, je ne serais pas aller vivre un an en Tunisie… ».

Les enfants nous apprennent tellement sur nous-mêmes.

6. De l’urgence d’abandonner cette idée de contrôle

Quel soulagement de lire L’adolescence autrement. J’ai quitté une relation toxique dans laquelle j’étais contrôlée donc je ne souhaite pas reproduire ce schéma avec mes enfants.

Or Catherine Dumonteil-Kremer nous confie que « le contrôle est totalement inefficace et contre – productif » et que « le contrôle vous sépare de vos enfants« .

« Il est possible que vos tentatives de contrôle conduisent votre adolescent au mensonge ou au silence. Il se protège comme il peut. »

Je ne pousse pas mes enfants à faire des études ou pas, à choisir un métier plutôt qu’un autre, ni même une activité extra-scolaire. Ne pas contrôler signifie respecter.

Contrôler peut être très dangereux et induire des comportements à risque. « Le contrôle a un prix, que nous payons plus ou moins tard. Soit nos enfants y résistent très fort , soit , et c’est peut – être pire , ils s’y soumettent et paieront très cher la déformation de leur personnalité qu’ils ont opérée pour nous convenir. »

7. L’enfant comme une personne à part entière

Bien entendu, nous voulons toutes que nos enfants réussissent et soient heureux. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’avoir un peu de peine lorsque je vois ces fils ou filles prodigues qui embrassent la profession de leurs parents et font tout bien dans le chemin tracé par les parents.

Encore une fois (j’en ai souvent parlé en vidéo !), nos enfants ne nous appartiennent pas, nos adolescents encore moins. Je ne suis qu’un guide et un exemple pour les miens. Ils ne sont pas mon reflet.

Catherine Dumonteil-Kremer écrit que « Notre enfant n’est pas là pour faire ce que nous voulons, mais pour devenir lui-même. »

8. Ne pas éviter la souffrance

Comme pour nous adultes, vouloir éviter la souffrance est un piège qui la renforce. De la même façon pour nos ados, « Tout comme lorsqu’il était enfant, le but n’est pas de lui éviter la souffrance, mais plutôt d’être un soutien valable pour lui quelles que soient les situations auxquelles il se confronte. »

Si tu comprends l’anglais Cara Brotman a enregistré une vidéo intéressante dans laquelle elle partage sa vie de maman solo. Elle a toujours eu à coeur de faire sentir à son fils qu’elle était là pour lui lorsqu’il devrait se sortir d’une mauvaise passe, mais pas le faire à sa place.

Et pour lire en français, Catherine Dumonteil-Kremer recommande Michel Fize « un grand spécialiste de l’adolescence doublé d’un ardent défenseur des droits et de la dignité des jeunes« , auteur de nombreux livres qui ont l’air intéressants, tels « Manuel illustré à l’usage des adolescents qui ont des parents difficiles : Divertissement très sérieux  » et « J’aide mon adolescent à grandir: Grandes questions et petites difficultés« .

Enfin, « Il y a de fortes chances pour que votre enfant ait besoin de beaucoup de temps , d’expériences , de rencontres , de moments de vide , cela peut durer plusieurs années avant qu’il ne trouve SES voies« .

9. Des conseils concrets pour respecter les ados

Le premier conseil du livre L’adolescence autrement est simplement de manger au moins un repas par jour avec nos enfants.

Le second est de pratiquer l’écoute active, qui consiste à vraiment se taire puis à reformuler ce que l’ado a dit.

Pas d’humiliation ni de moqueries bien sûr : « Le cerveau s’accommode mal de la souffrance et de l’humiliation. Pour apprendre dans de bonnes conditions, il a besoin d’émotions positives et d’interactions sociales riches« .

En bref, trois belles qualités à offrir à nos enfants sont mises en exergue par Catherine Dumonteil-Kremer et je souhaite les garder le plus possible à l’esprit : « de l’information neutre, une expérience authentique, un soutien inconditionnel« .

10. La meilleure façon de leur apprendre à dire non

Bien entendu, nous ne pouvons pas être sur le dos de nos ados en permanence. Comment dormir sur ses deux oreilles ? En leur inculquant le respect d’eux-mêmes : « c’est en étant aimé qu’on apprend à aimer, c’est en étant respecté qu’on apprend à respecter ( soi – même comme les autres )« .

Et non je ne pense pas que la fessée pour un petit soit par exemple le meilleur moyen d’apprendre le respect aux enfants (même si je l’ai déjà donnée à mon grand regret).

Attention à ne pas forcer les choses : « De manière paradoxale , les parents qui cherchent à influencer leurs enfants ont probablement moins d’influence que les parents qui passent simplement du temps avec eux« .

Bonne lecture mon amie ma soeur !

Le #soindesoi expliqué à mes #enfants

Le #soindesoi expliqué à mes #enfants

J’apprends à mes enfants qu’il est nécessaire de prendre soin de soi avant de pouvoir aider les autres. Cela les laisse parfois dubitatifs car ils n’ont pas l’impression que je me fais passer en premier dans l’ordre des priorités.

En effet, je n’applique pas tout le temps cette devise car ils sont mes enfants et je les aime tellement. Malheureusement, le résultat est toujours le même : si je ne prends pas soin de moi d’abord, je ne peux pas être la maman que je souhaite être.

Je n’ai pas envie non plus qu’ils culpabilisent lorsqu’ils se rendent compte à quel point cela est difficile de s’occuper d’eux sans avoir de pause. Je fais de mon mieux pour leur expliquer qu’en prenant soin de moi, je peux encore mieux prendre soin d’eux. Cela peut être avoir du temps rien que pour moi ou voir d’autres adultes.

Et toi mon amie ma sœur, comment expliques-tu le soin de soi avec des mots simples à tes enfants ? Partageons et aidons d’autres femmes !

 

 

Le temps spécial pour les enfants existe-t-il vraiment ? #éducationpositive

Le temps spécial pour les enfants existe-t-il vraiment ? #éducationpositive

Je me pose plein de questions sur l’éducation des enfants et je suis loin d’avoir toutes les réponses. Je fais de mon mieux mais je ne suis pas une maman parfaite.

A un moment de ma vie, j’ai beaucoup travaillé sans voir mes enfants pour leur offrir une vie meilleure. Avant d’obtenir mon diplôme, j’imposais à mes enfants le silence pendant tous les repas, afin de pouvoir écouter mes cours de droit au format mp3. Je n’en suis pas particulièrement fière. Au lieu de discuter ensemble, ils écoutaient les péripéties de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat. Est-ce que le fait de ne pas gaspiller une seconde m’a aidée à obtenir mon diplôme ? Sûrement.

J’ai aussi rencontré beaucoup de parents différents, dont certains privilégient le temps spécial ou quality time en anglais. Cela ne fonctionne pas vraiment pour moi car j’ai l’impression que les enfants ont plus besoin de ma présence, régulière et rassurante. Lorsque j’optais pour le temps spécial, mes enfants avaient des problèmes de comportement à l’école.

Nous pouvons décider d’être une maman présente ou pas. Il y a la présence en quality time ou temps spécial si nous travaillons beaucoup et il y a la présence plus longue mais moins centrée sur l’enfant. Je ne sais pas du tout quelle solution est la meilleure. Je suis persuadée cependant que notre choix aura des conséquences sur le comportement de nos enfants, que nous le voulions ou non.


Le temps spécial pour les enfants existe-t-il vraiment ? #éducationpositive

Du respect du corps de nos enfants ou ils ne nous appartiennent pas #éleversesenfants

Du respect du corps de nos enfants ou ils ne nous appartiennent pas #éleversesenfants

Oui c’est dur d’élever des enfants, surtout seule. Pourtant, ce qui me sauve et me permet de faire toujours de mon mieux est l’idée selon laquelle nos enfants ne nous appartiennent pas. Je leur ai donné naissance mais ils ne sont pas à moi. Mon rôle ? Non pas leur donner la forme que je souhaite comme de l’argile brute, mais être un guide, un exemple.

J’apprécie également beaucoup le livre L’adolescence autrement :

Le jour où mon fils a vomi après la cantine #pasfaim ou l’intelligence du corps

Le jour où mon fils a vomi après la cantine #pasfaim ou l'intelligence du corps

J’ai eu la chance d’être élevée sans que l’on me force à manger, surtout lorsque j’étais malade. Cela me semble si naturel que je fais la même chose avec mes enfants. En effet, je crois en l’intelligence du corps, qui a besoin de se concentrer sur sa propre réparation et non sur la digestion des aliments, en période de faiblesse, lorsque nous avons la nausée, etc…

A l’école de mon fils l’année dernière à Paris, les enfants ne pouvaient aller jouer le midi que s’ils présentaient leur plateau repas totalement consommé. Logiquement, mon fils a vomi un jour, à 14 heures. Lorsque je suis allée rencontrer la responsable de la cantine, c’était un dialogue de sourds. Elle était persuadée que mon fils allait s’évanouir s’il ne mangeait pas. Le fait d’avoir faim ou pas n’était pas du tout pris en considération.

Qu’en penses-tu mon amie ma sœur ? Bien entendu, chacun voit midi à sa porte alors peace and love et vive les échanges apaisés 🙂

Au sujet de l’éducation hors du moule habituel, je te conseille le livre magnifique Catherine Dumonteil-Kremer intitulé Élever son enfant autrement :

Pourquoi j’ai arrêté de donner de l’#argentdepoche à mes enfants

Pourquoi j'ai arrêté de donner de l'#argentdepoche à mes enfants

J’ai arrêté de donner 10 euros par mois à mes enfants car je veux d’abord gagner plus que ce que je dépense avant de continuer à donner de l’argent de poche et ensuite car j’ai l’impression que ce n’est jamais assez pour eux. Au lieu d’être heureux de ce que je donne, ils en veulent plus.

Cela t’est-il arrivé aussi mon amie ma soeur ?

 

Au secours ma fille se pèse 10 fois par jour ! #TCA

Au secours ma fille se pèse 10 fois par jour ! #TCA

Boulimique de 14 à 25 ans environ comme je t’en ai parlé dans mon livre Le nœud de la spirale, je n’ai bien entendu pas envie que ma fille adorée s’engage sur la voie des troubles du comportement alimentaire. Elle se trouve grosse alors qu’elle est toute fine et se pèse 10 fois par jour. Des idées pour moi mon amie ma sœur ? Merci !