Série #naissance à domicile : est il possible de donner naissance en quelques heures seulement ? – épisode 10

Série #naissance à domicile : est il possible de donner naissance en quelques heures seulement ? - épisode 10 Claire Samuel

Je veux casser le mythe du premier bébé qui ne viendrait au monde qu’après de longues et douloureuses heures de travail, laissant la maman épuisée de fatigue. Je ne suis pas une exception. J’ai organisé mon accouchement à la maison, sans préjugé sur le temps qu’allait durer le travail. Quelle heureuse surprise de commencer à avoir d’intenses contractions à vingt-et-une heures pour accoucher d’une merveilleuse petite fille à une heure du matin ! J’attribue une grande partie de succès à la prise régulière de tisane très concentrée de feuilles de framboisier, ainsi qu’au fait d’avoir utilisé une piscine de naissance. Oui, mon amie, ma sœur, il est possible d’accoucher à la maison, en quelques heures, sans péridurale, sans souffrance atroce et sans épisiotomie.

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Série #naissance à domicile : est-il plus facile d’ #allaiter lorsque l’on #accouche à la maison ? – épisode 9

Série #naissance à domicile : est-il plus facile d'allaiter lorsque l'on #accouche à la maison ? - épisode 9 Claire Samuel

L’allaitement n’a pas été si facile. J’ai eu du mal à réussir à positionner mon nouveau-né correctement au début. Les premiers jours, j’ai frôlé le découragement. Pourtant, j’étais tellement déterminée à allaiter que j’avais commencé à assister aux réunions de l’association La Leche League à partir de mon quatrième mois de grossesse. J’étais entourée de mamans allaitant leur bébé. Cela était exactement ce qu’il me fallait : loin de toute théorie, la pratique et l’exemple d’autres femmes est le plus utile. Au bout d’une semaine de tâtonnements pour positionner mon bébé au mieux et après les premières réunions La Leche League auxquelles j’ai pu assister avec mon bébé cette fois, l’allaitement est devenu une partie naturelle de mon quotidien. L’allaitement a même été grandement facilité par l’apprentissage du portage, car tenir son bébé contre son cœur dans une écharpe de portage permet d’allaiter en tous lieux discrètement. Si accoucher à la maison n’a pas a priori un effet direct sur la facilité ou la difficulté de l’allaitement, ses bénéfices secondaires sont indéniables. Ainsi, pouvoir, dès la première nuit, dormir dans son propre lit, entourée de ses affaires permet à la nouvelle maman de gagner en énergie. Si la vie de la maman est facilitée, alors elle aura l’esprit plus tranquille pour apprendre cet art ancestral qu’est l’allaitement.

Série #naissance à domicile : l’infusion de feuilles de #framboisier est-elle efficace ? – épisode 8

Série #naissance à domicile : l'infusion de feuilles de #framboisier est-elle efficace ? - épisode 8 Claire Samuel

Les feuilles de framboisier : mythe ou réalité ? Tout dépend de la qualité des plantes et du dosage. Les feuilles de framboisier facilitent l’accouchement. Lorsque j’avais effectué mes recherches sur cette plante, j’avais même lu qu’elles étaient utilisées par les vétérinaires sur les animaux pour aider les femelles donnant naissance. Je ne suis pas convaincue par un petit sachet de feuilles de framboisier utilisé comme une tisane habituelle, mais par une infusion très concentrée. Au quatrième mois de grossesse (pas avant cela est déconseillé), je me suis procuré des feuilles de framboisier biologiques en vrac de bonne qualité. Le soir, j’en mettais une généreuse poignée dans une grande thermos et je laissais infuser toute la nuit. Le lendemain, je buvais ce breuvage intense, devenu froid, avec un filet de jus de citron. Parfois, je me préparais une autre tisane, bien chaude cette fois et ajoutais un peu de ce concentré de feuilles de framboisier.

Ma fille, mon premier bébé, est née à 1 heure du matin alors que le travail avait vraiment commencé vers 21 heures. J’attribue pour partie la rapidité et la facilité de mon premier accouchement aux feuilles de framboisier. Lorsque j’ai commencé à avoir quelques contractions pour mon second bébé, à sept mois de grossesse seulement, j’ai bu beaucoup de tisane de feuilles de framboisier très concentrée, avant d’être transférée à l’hôpital. Une fois arrivée sur place, mon fils est né en à peine trente minutes. L’infirmière venait de m’installer tous les fils autour du ventre lorsque j’ai demandé à me lever pour aller aux toilettes. A peine avais-je fait quelques pas que j’ai senti que mon bébé descendait. Je me suis précipitée sur le lit et, une fois arrivée, je me suis retrouvée assise. Mon bébé était né. Il était au milieu de mes jambes. Je n’ai pas eu de douleur atroce. Merci les feuilles de framboisier.

Série #naissance à domicile : le meilleur livre pour enfants sur l’accouchement à la maison – épisode 7

 

Série #naissance à domicile : les meilleurs livres pour enfants sur l'accouchement à la maison - épisode 7 Claire Samuel

Un livre pour enfants a retenu mon attention concernant l’accouchement à domicile. Il s’appelle Welcome with Love (et non Born at home comme je le dis dans la vidéo). Il est en anglais mais les illustrations sont tellement somptueuses qu’il peut être acheté pour elles seules. Ainsi, lorsque les enfants étaient petits, je leur lisais le livre en suivant les images et en racontant l’histoire en français à ma façon. J’aime certains détails très véridiques sur la naissance à domicile. Ainsi, la maman part faire une promenade autour de la maison au début du travail. En outre, lorsque les contractions s’intensifient, elle s’appuie sur son mari pendant que la tante rassure le grand frère. Elle lui explique que cela est normal que maman crie. Une belle illustration montre la maman accouchant d’un petit garçon. La tante a apporté de la soupe pour toute la famille. Le père va chercher du bois pour faire un bon feu de cheminée. La dernière page du livre montre toute la famille dans le salon, sur des matelas avec des sacs de couchage. Ils dorment tous ensemble autour de la maman et du nouveau bébé, pour célébrer sa venue au monde. J’adore ce magnifique livre.

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Série #naissance à domicile : comment optimiser sa liberté de mouvement à la maison pendant le travail ? – épisode 6

Série #naissance à domicile : comment optimiser sa liberté de mouvement à la maison pendant le travail ? - épisode 6 Claire Samuel

Pouvoir aller et venir librement et adopter toutes les positions qui nous font du bien pendant les contractions est un grand luxe. Si ma fille est née à la maison, mon fils est né à l’hôpital, prématuré. Je me souviens de la sensation d’enfermement que j’ai ressentie lorsque tous ces fils étaient enroulés autour de mon ventre. Certaines femmes ont même une perfusion dans le bras. Souvent, on leur interdit de manger au cas où une césarienne serait nécessaire. Par contraste, l’accouchement à la maison permet une liberté qui bénéficie autant à la maman qu’au bébé. Ainsi, pendant le travail, j’ai marché dans le quartier. Nous étions un soir d’été et il faisait chaud. Lorsque les contractions se sont intensifiées, je suis restée active, mais à l’intérieur de la maison. A chaque contraction, je m’accroupissais en émettant un son grave pour apaiser mon corps. La dernière étape fût de m’installer dans l’eau, mais seulement une fois que l’accouchement était très proche, afin de ne pas arrêter les contractions. En effet, l’eau est tellement apaisante qu’elle risque de faire cesser le travail. Dans la piscine de naissance, j’ai pu encore bouger et bénéficier de la liberté de mouvement que seul l’accouchement à domicile offre. Finalement, j’étais dans la position accroupie lorsque ma fille est née.

Série #naissance à domicile : les premiers jours avec bébé à la maison – épisode 5

Série #naissance à domicile : les premiers jours avec bébé à la maison Episode 5 Claire Samuel

Comment se passent les premiers jours avec bébé lorsque l’on accouche à la maison ? Parlons d’abord des premières heures car elles sont délicieuses. Dans le confort de ton lit, mon amie, ma sœur, tu pourras accueillir ton bébé comme il se doit puis prendre immédiatement un repos bien mérité. Je te conseille d’étendre un grand rideau de douche sous ton drap de lit. Cela protégera ton matelas. Perdre du sang pendant l’accouchement est normal. Après la naissance, il suffira de le retirer et de mettre un drap propre. En quelques minutes, ton lit sera tout bien propre. Quel luxe par rapport à l’hôpital !

Ma fille est née dans l’eau, dans une piscine de naissance gonflable installée dans la cuisine. Après être sortie de l’eau et mettre lavée sous la douche, j’ai mangé un peu pendant que la sage-femme pesait et mesurait mon bébé. Puis, une fois l’allaitement bien démarré, ma fille et moi nous sommes endormies, sur mon propre lit.

Le lendemain, il a fallu vider la piscine de naissance et ranger un petit peu la maison. Toutefois, le fait d’être déjà à la maison, dans mon environnement familier, fût une vraie chance. Par exemple, j’ai pu facilement apprendre à utiliser des couches lavables.

Ma sage-femme me rendait visite chaque jour, puis chaque semaine. Après plusieurs jours passés tranquillement à la maison, j’ai commencé à sortir avec ma fille pour faire des courses et voir un ostéopathe, aussi bien pour moi que pour elle. Ainsi, j’ai appris à nouer une écharpe de portage, afin de l’avoir toujours près de mon cœur.

Série #naissance à domicile : comment préparer son plan d’accouchement ? épisode 4

Série #naissance à domicile : comment préparer son plan d'accouchement ? - épisode 4 Claire Samuel

Préparer un plan d’accouchement signifie prendre le contrôle de la partie contrôlable de la naissance. Cela n’est pas synonyme de rigidité. Ainsi, si mon plan A est de donner naissance dans l’eau, mon plan B peut être d’envisager les différentes positions dans lesquelles donner naissance sur un lit, à la maison, voire à l’hôpital si besoin est.

Puisque l’accouchement me semblait une montagne à gravir, j’ai décidé d’élaborer un plan pour me rassurer. En outre, cela m’a permis d’être bien consciente de ce que je voulais vraiment, ainsi que des détails moins significatifs. J’ai donc rédigé une liste de mes attentes, à destination de ma sage-femme. J’avais une sage-femme indépendante, mais mon plan était également imprimé de façon à pouvoir être transmis à une sage-femme inconnue à l’hôpital dans l’éventualité où je doive être transférée.

D’abord, pas de lumière, ou juste ce qu’il fallait pour que ma sage-femme prenne des notes. Ensuite, pas de toucher vaginal car le mot lui-même me révoltait. Ma sage-femme, très compétente, a pu s’assurer que tout allait bien pour le bébé pendant le travail, simplement en écoutant les battements du coeur du bébé avec un appareil en bois semblable à une petite trompette. Puis, je lui ai demandé de ne pas m’informer du temps qui passait. En effet, je voulais me concentrer sur le travail, entrer en moi-même et suivre mon intuition. Les derniers éléments de mon plan de naissance concernaient mon refus, à la fois de la péridurale et de l’épisiotomie. A nouveau, j’étais ouverte à l’éventualité que cela soit nécessaire, mais exprimer ainsi mes préférences me permettait de réserver cette éventualité à un cas extrême.

Série #naissance à domicile : que faire si le père n’est pas impliqué ? – épisode 3

Série #naissance à domicile : que faire si le père n'est pas impliqué ? - épisode 3 Claire Samuel

Lorsque j’ai accouché, j’étais déjà dans une relation toxique avec un homme manipulateur et violent. Plus tard, il m’avoua même qu’il n’avait fait des enfants avec moi que pour m’empêcher de le quitter. Par conséquent, il n’a pas sauté de joie lorsque je lui ai annoncé que j’étais enceinte, il n’a pas du tout été impliqué durant la grossesse et totalement absent pendant l’accouchement. J’ai donné naissance à ma fille dans la cuisine et il a passé le temps de l’accouchement à l’autre bout de l’appartement dans le salon, devant l’écran de son ordinateur. Pourtant, la naissance de ma fille à la maison reste un moment très heureux.

En outre, j’ai lu plusieurs livres de l’obstétricien français Michel Odent, puisque j’ai eu la chance d’être née dans ses mains, dans les années 80. Il était à l’époque un précurseur de la naissance sans violence, respectueuse de la maman comme du bébé. Il est intéressant d’observer qu’il a changé d’avis en ce qui concerne la présence du père à l’accouchement. Ainsi, plus tard dans sa carrière, il a conclu que l’accouchement était un moment sacré qui était plus apprécié entre femmes uniquement. En effet, le corps de la femme pouvait alors conserver tout son attrait, même après la naissance. Je trouve cet argument particulièrement intéressant. Je suis convaincue de sa véracité, même si cela n’est qu’inconscient. Peut-être qu’il est préférable pour les pères d’éviter d’être témoin de la douleur de leur femme durant le travail. En effet, les hommes aimants feront tout leur possible pour éviter que leur femme souffre en cherchant toujours une solution pour apaiser toute peine qu’elle pourrait ressentir. Cela semble donc naturel de leur éviter d’être des témoins impuissants de la douleur inévitable de l’accouchement.

Qu’en pensez-vous ?

Série #naissance à domicile : puis-je accoucher à la maison pour mon premier #bébé ? – épisode 2

Série #naissance à domicile : puis-je accoucher à la maison pour mon premier #bébé ? - épisode 2 - Claire Samuel

Lorsque je me préparais à la naissance de mon premier bébé, aidée par une extraordinaire sage-femme indépendante, une de mes amies allait accoucher de son deuxième. Elle avait donné naissance à son premier bébé par césarienne. Durant sa seconde grossesse, elle avait décidé de se préparer du mieux possible pour un accouchement dans l’eau, à la maison. Elle était très motivée par la perspective de ne surtout pas accoucher à l’hôpital. Quelle heureuse surprise lorsqu’elle m’envoya un texto pour m’annoncer la venue au monde de son second fils, à l’eau et dans le confort de sa maison. Elle m’a confié après que donner naissance à domicile était comme un hôtel cinq étoiles comparé à un accouchement à l’hôpital.

Personnellement, j’ai accouché de mon premier bébé à la maison. J’avais lu des dizaines de récits similaires à l’expérience de mon amie. Je voulais éviter le traumatisme de l’hôpital. Déterminée à ne pas être allongée sur le dos les pattes en l’air pour ce moment sacré qu’est la naissance, j’ai lu beaucoup de livres pour améliorer ma connaissance sur l’accouchement en général, puis j’ai décidé de faire appel à une sage-femme indépendante. Tout au long de ma grossesse, elle effectuait des visites à domicile. Je n’ai jamais mis les pieds à l’hôpital. Le jour de l’accouchement, elle avait bien entendu le matériel nécessaire en cas d’urgence : de l’oxygène et les instruments pour réaliser une épisiotomie. En outre, en cas d’urgence, le temps nécessaire pour se rendre à l’hôpital est, selon mon humble avis, assez équivalent au temps nécessaire pour préparer le bloc opératoire requis pour une intervention chirurgicale. J’étais donc rassurée sur ce point. Finalement, mon admirable sage-femme n’a pas eu besoin d’utiliser aucun matériel, à part un instrument en forme de trompette pour écouter le rythme cardiaque de mon bébé pendant le travail. Donc oui, accoucher à la maison est possible pour un premier bébé. Cela est même souhaitable car le faire pour un deuxième est plus risqué et demande donc beaucoup plus de préparation.

En conclusion, je rends hommage à toutes les sages-femmes. Vous faites un travail exceptionnel. Merci.

Série #naissance à domicile : quel est l’état d’esprit le plus favorable pendant le travail ? – épisode 1

Série #naissance à domicile : quel est l'état d'esprit le plus favorable pendant le travail ? - épisode 1 - Claire Samuel

Durant ma grossesse, je travaillais comme assistante juridique dans un cabinet d’avocats à Londres, au bord de la Tamise. Le midi, j’allais me promener sur South Bank. Je m’accoudais sur la barrière donnant sur le fleuve en regardant les vagues. Pendant dix minutes, je visualisais les contractions que j’aurais en observant les vagues. Je visualisais une poupée de chiffon, toute légère, flottant sur la crête des vagues, allant et venant dans l’eau sans effort. Je me préparais à la douleur des contractions. J’entrainais mon esprit à prendre en considération l’impermanence de la douleur.

Plusieurs mois après, lorsque j’ai commencé à avoir des contractions, le soir de l’accouchement, je me suis rappelé la façon dont ma poupée de chiffon imaginaire dansait sur les vagues sans aucun effort. J’ai accouché de mon premier bébé sans péridurale ni épisiotomie.