Le jour où j’ai décidé de vivre pour moi (tout en restant la meilleure maman possible)

Le jour où j'ai décidé de vivre pour moi (tout en restant la meilleure maman possible) Claire Samuel

J’ai passé ces derniers jours dans un état très joyeux. Je sais que je quitterai mon appartement minuscule à Paris pour aller vivre vers le soleil. J’ai envisagé le Portugal puis Montpellier.

Aujourd’hui, aller en Tunisie me parait comme une évidence. Il fait beau, les gens sont agréables, je m’y sens en sécurité et je travaille principalement à distance donc je peux habiter où j’ai envie. Je donnerai des cours de français et anglais en outre.

Pourtant, ce matin, j’avais des doutes. Je me demandais si cela était la meilleure solution pour les enfants. Puis je me suis rappelée que mon objectif était d’être une bonne maman et que cela nécessitait avant tout que je sois heureuse. Cela fait plus de 7 ans que j’habite seule avec mes enfants. De toute ma vie, je n’ai jamais vécu avec un homme « normal » et sain. Lorsque mon fils sera majeur, j’aurai presque 50 ans. Ce serait bien triste de remettre ma vie à plus tard. Comme me l’a dit une belle personne « Vivez pour vous« . C’est le meilleur cadeau que je puisse faire à mes enfants finalement. J’ai abandonné mon plan qui consistait à travailler comme une folle en cabinet d’avocats la semaine, en mettant les enfants en internat puisque je rentre très tard le soir, et en passant mes week-ends à faire lessives, courses, ménage et, si le temps le permet, profiter de mes enfants.

Faire l’école à la maison me tient vraiment à cœur. Alors je choisis de suivre mon intuition et la piste de la Tunisie, en faisant confiance à Dieu et à la vie pour placer sur mon chemin des belles âmes et des opportunités merveilleuses.

Etre une bonne #maman sans se sacrifier pour ses #enfants #éducation positive

Etre une bonne #maman sans se sacrifier pour ses #enfants #éducation positive Claire Samuel

Je fais le maximum pour être une bonne maman pour mes enfants. Toutefois, je refuse de me sacrifier pour eux car cela conduirait à beaucoup de ressentiment de ma part et de culpabilité de leur part. Pourtant, cela est tellement difficile de trouver le bon équilibre. J’ai eu la chance de danser le soir, à l’hôtel, en vacances, pour la première fois depuis des dizaines d’années. Cela m’a transformée et bouleversée car la danse a été ma grande passion depuis toute petite. Lorsque mes deux enfants refusent de me laisser danser et que je dois revenir dans la chambre dormir pendant les vacances, cela me fait mal. Je ne leur en veux pas. Cela fait partie de mon rôle de trouver cet équilibre. Mon amie, ma sœur, as-tu réussi à le trouver ?