Protéger notre richesse abondance

Protéger notre #richesse #abondance Claire Samuel
Protéger notre #richesse #abondance Claire Samuel

Je veux que mes enfants vivent dans l’abondance, et non dans un état d’esprit qui attire la pauvreté. J’essaie de leur faire comprendre que je ne veux pas et ne peux pas tout acheter. Je leur explique que je suis maman solo et fais donc partie des personnes les plus fragiles économiquement. Je veux qu’ils se rendent compte à quel point ils sont chanceux, d’abord d’avoir à manger tous les jours et un toit au-dessus de leur tête. Le fait de voyager est une grande aide pour leur montrer que certains enfants sont moins chanceux qu’eux et également que d’autres sont beaucoup plus riches qu’eux. Je veux fonder leur éducation sur la gratitude. Je leur apprends qu’en ayant de la gratitude pour ce que l’on a maintenant, on en attire encore plus. Se plaindre et se comparer ne mènent à rien.

Concrètement, lorsque nous sommes dans un magasin et qu’ils veulent acheter une chose que je ne peux pas acheter, je leur dis que je « protège notre richesse », pas que je n’ai pas assez d’argent pour le leur acheter. Même s’il ne s’agit que de vocabulaire, je suis persuadée qu’employer des termes positifs fait toute la différence. En outre, je veux qu’ils soient bien éduqués à la gestion de l’argent. L’argent ne constitue pas un sujet tabou. Avoir de l’argent et savoir gérer un budget permettent d’être financièrement indépendant, et d’aider plus de personnes autour de soi. Je leur montre le tableau excel que je remplis à chaque dépense et rentrée d’argent. Je donne dix euros par mois à ma fille depuis son anniversaire des dix ans afin qu’elle apprenne à gérer un budget.

L’objectif d’être une personne financièrement indépendante me tient à cœur car longtemps cela n’a pas été mon cas. Lorsque je vivais dans une relation toxique, je voulais désespérément partir.

Pourtant, la perspective de me retrouver seule, sans un toit, dans la rue avec mon bébé, m’a fait rester de trop longues années dans la violence. Je pensais ne pas pouvoir vivre seule. J’ai cru cette pensée. Elle m’a menée au bout de l’horreur et de la maltraitance. Désormais, je ne crois plus toutes mes pensées, surtout lorsqu’elles tournent autour du manque. Je me concentre sur l’abondance. Je me concentre sur le fait de travailler le mieux possible afin de pouvoir vivre de ce que je crée.

Comme si de rien n’était ou l’arme des manipulateurs : le déni de la maltraitance

Comme si de rien n'était ou l'arme des #manipulateurs : le déni #maltraitance Claire Samuel
Comme si de rien n'était ou l'arme des #manipulateurs : le déni #maltraitance Claire Samuel

L’arme fatale des manipulateurs en tous genres est le déni. Ils attaquent au moment où l’on ne s’y attend pas, ils nous blessent et nous abîment. Puis, devant notre mine hébétée, ils nient. Tout simplement. Ce qui s’est passé ne s’est pas passé et prétendre le contraire signifie que nous sommes folles. Le manipulateur avec lequel je vivais utilisait également la variante du déni : la minimisation. Si je dénonçais ses actes violents, il me jugeait hystérique. Encore une fois et comme toujours, mon amie, ma sœur, faisons confiance à notre intuition.