Série naissance à domicile : est il possible de donner naissance en quelques heures seulement ? – épisode 10

Série #naissance à domicile : est il possible de donner naissance en quelques heures seulement ? - épisode 10 Claire Samuel
Série #naissance à domicile : est il possible de donner naissance en quelques heures seulement ? - épisode 10 Claire Samuel

Je veux casser le mythe du premier bébé qui ne viendrait au monde qu’après de longues et douloureuses heures de travail, laissant la maman épuisée de fatigue. Je ne suis pas une exception. J’ai organisé mon accouchement à la maison, sans préjugé sur le temps qu’allait durer le travail. Quelle heureuse surprise de commencer à avoir d’intenses contractions à vingt-et-une heures pour accoucher d’une merveilleuse petite fille à une heure du matin ! J’attribue une grande partie de succès à la prise régulière de tisane très concentrée de feuilles de framboisier, ainsi qu’au fait d’avoir utilisé une piscine de naissance. Oui, mon amie, ma sœur, il est possible d’accoucher à la maison, en quelques heures, sans péridurale, sans souffrance atroce et sans épisiotomie.

Série naissance à domicile : comment préparer son plan d’accouchement ? épisode 4

Série #naissance à domicile : comment préparer son plan d'accouchement ? - épisode 4 Claire Samuel
Série #naissance à domicile : comment préparer son plan d'accouchement ? - épisode 4 Claire Samuel

Préparer un plan d’accouchement signifie prendre le contrôle de la partie contrôlable de la naissance. Cela n’est pas synonyme de rigidité. Ainsi, si mon plan A est de donner naissance dans l’eau, mon plan B peut être d’envisager les différentes positions dans lesquelles donner naissance sur un lit, à la maison, voire à l’hôpital si besoin est.

Puisque l’accouchement me semblait une montagne à gravir, j’ai décidé d’élaborer un plan pour me rassurer. En outre, cela m’a permis d’être bien consciente de ce que je voulais vraiment, ainsi que des détails moins significatifs. J’ai donc rédigé une liste de mes attentes, à destination de ma sage-femme. J’avais une sage-femme indépendante, mais mon plan était également imprimé de façon à pouvoir être transmis à une sage-femme inconnue à l’hôpital dans l’éventualité où je doive être transférée.

D’abord, pas de lumière, ou juste ce qu’il fallait pour que ma sage-femme prenne des notes. Ensuite, pas de toucher vaginal car le mot lui-même me révoltait. Ma sage-femme, très compétente, a pu s’assurer que tout allait bien pour le bébé pendant le travail, simplement en écoutant les battements du coeur du bébé avec un appareil en bois semblable à une petite trompette. Puis, je lui ai demandé de ne pas m’informer du temps qui passait. En effet, je voulais me concentrer sur le travail, entrer en moi-même et suivre mon intuition. Les derniers éléments de mon plan de naissance concernaient mon refus, à la fois de la péridurale et de l’épisiotomie. A nouveau, j’étais ouverte à l’éventualité que cela soit nécessaire, mais exprimer ainsi mes préférences me permettait de réserver cette éventualité à un cas extrême.

Série naissance à domicile : quel est l’état d’esprit le plus favorable pendant le travail ? – épisode 1

Série #naissance à domicile : quel est l'état d'esprit le plus favorable pendant le travail ? - épisode 1 - Claire Samuel
Série #naissance à domicile : quel est l'état d'esprit le plus favorable pendant le travail ? - épisode 1 - Claire Samuel

Durant ma grossesse, je travaillais comme assistante juridique dans un cabinet d’avocats à Londres, au bord de la Tamise. Le midi, j’allais me promener sur South Bank. Je m’accoudais sur la barrière donnant sur le fleuve en regardant les vagues. Pendant dix minutes, je visualisais les contractions que j’aurais en observant les vagues. Je visualisais une poupée de chiffon, toute légère, flottant sur la crête des vagues, allant et venant dans l’eau sans effort. Je me préparais à la douleur des contractions. J’entrainais mon esprit à prendre en considération l’impermanence de la douleur.

Plusieurs mois après, lorsque j’ai commencé à avoir des contractions, le soir de l’accouchement, je me suis rappelé la façon dont ma poupée de chiffon imaginaire dansait sur les vagues sans aucun effort. J’ai accouché de mon premier bébé sans péridurale ni épisiotomie.